Je pense que la mort est une excellente échappatoire. C'est à peu près la seule manière de s'envoler vers un endroit vraiment calme, de fuir toutes nos responsabilités et toutes nos peurs. J'ai souvent eu peur de mourir étant plus jeune, mais j'en été juste effrayé, je n'étais qu'une petite idiote et peureuse. Je ne comprenais pas l'ampleur de la chose. J'avais peur de partir de cette planète sans rien laissé, sans laissé aucune marque et aucune preuve de mon existence sur Terre. Mais quand j'ai grandi, j'ai vite compris que la mort n'est pas quelque chose d'effrayant, c'est quelque chose de normal et de bienfaiteur quand on réfléchit plus intensément. Mourir est quelque chose de bien dans un sens. Mais pourquoi je vous fais tout ce discours ? Car là, tout de suite, maintenant, à cet instant... J'ai envie de mourir.
« Et bien Mademoiselle, pourquoi n'entrez vous pas ? me demanda le professeur de Mathématiques, ne me regardant même pas et s'afférant autour de ces affaires personnelles.
-Je n'ai pas envie de rentrer. Ce cours ne me semble guère intéressant pour moi, je hais les mathématiques. Lançais-je, le souffle coupé et le regard dirigé vers l'homme qui avait finalement décidé de se préoccupé de moi. »
L'homme me regarda et je lus tout de suite dans ses yeux la vérité. Ma vérité. C'était lui. Celui que j'avais voulu éviter, celui que j'avais toujours voulu fuir... Mais il est là aujourd'hui, près de moi, à me regarder étrangement, comme si ce qui était en train de se passer pouvait être quelque chose de tout à fait normal. Mais c'est lui qui ne devrait pas être là, il devrait être loin, très loin, terriblement loin... et mort. Il devrait être enterré et son pauvre c½ur ne devrait plus cracher la haine qui m'a englouti pendant de si longues années. Je ne comprenais pas. Pourquoi ? Cette question resta sans réponse, à mon plus grand regret. Je ne trouvais aucune raison de sa présence ici. A part revenir me hanter et me faire souffrir à nouveau.
« Que faîtes vous ici ? Me demanda le professeur, calme et serein, en me regardant malicieusement et d'une façon on ne peut plus sournoise. »
Il savait. Il savait qui j'étais et il savait ce que j'avais essayé de lui faire. Et je devais rester là, immobile, ne devant rien laissé paraitre et...
« J'ai un cours de mathématiques, il me semble. Lui répondis-je en essayant de rester calme et en le défiant du regard.
-Oui c'est la raison pour laquelle tu es là je suppose.
-Effectivement, je suis ici pour avoir un cours avec vous mais je sens que ça ne vole pas haut ici.
-Critiquer et insulter un professeur n'est pas très bon pour ton image, tu sais. Ni pour ton dossier. Je pourrais t'envoyer en retenue, où tu ferais de nombreux exercices et à la fin de cette après-midi de torture, tu en sortirais meurtri et tu irais directement à l'hôpital, car ton poignet sera tellement fatigué que tu auras une fracture ou quelque chose de ce genre. Peu divertissant, n'est ce pas ?
-Je n'ai pas peur de vous. Et, si vous ne le saviez pas, je suis une très grande habituée des hôpitaux. »
Cette petite confrontation avait attiré l'attention des quelques élèves ponctuels qui discutaient silencieusement au fond de la salle. Je sentais de nombreux regards sur moi et le professeur, mais je voulais que tout ça cesse et je me réfugiai au fond de la pièce, la tête baissée. M'installant sur un bureau solitaire, je me mis à réfléchir.
« Pourquoi est-il là ? Pensais-je, en laissant mon regard vagabonder vers les autres élèves qui me souriaient gentiment. Pff franchement bande de c*****, pourquoi souriez-vous ? Il n'y aucune raison d'être joyeux alors que Alexander Larson est dans les parages... Bande de gamins ! Bande d'êtres humains à l'esprit grégaire... Bande d'animaux bons qu'à avaler la pauvre nourriture qu'on vous donne! Et depuis quand je me mets à parler toute seule moi ? Punaise, franchement il y a des moments où je ne me reconnais même plus ! »
Pendant le laps de temps où je me parlais à moi-même, tous les élèves avaient eu le temps de s'installer, et tout le monde regardait attentivement le professeur, qui était en train de noter quelque chose au tableau. Au bout de quelques secondes, l'homme se déplaça et tout le monde put apercevoir l'écriture. Un seul mot. Un seul mot symbolique. Le mot...
« Vengeance. Je vais commencer mon cours de maths par une joyeuse pensée philosophique. Une vengeance est une revanche sur une personne, un acte ou une parole qui vous a blessé ou énervé. De nombreuses personnes ne parlent que de vengeance, n'ont que ce mot là à la bouche sans savoir pourquoi. Les gens deviennent tellement idiots à cause de ce phénomène que cela en devient risible. »
Je le regardai avec une telle force que j'avais l'impression que mes yeux allaient s'envoler hors de mes orbites. Son petit monologue n'avait véritablement aucun sens pour les autres élèves, mais je savais qu'il y avait un message codé quelque part spécialement pour moi. Il commença son cours, sortant divers livres et cahiers et commençant un long discours sur l'importance des mathématiques dans notre vie courante. Mais en manque de patience, (Je n'en ai jamais eu, alors ce n'est pas un petit professeur de maths miteux qui va me faire changé d'avis ! Non mais !), je me précipitai en dehors de la salle, sans même répondre aux protestations du professeur Larson. Mais où allez ? Je ne connaissais aucun recoin de ce nouveau lieu, cela allait être dur de se cacher hors de la vue du moindre être humain. Mais par miracle, je remarquai du coin de l'½il une petite porte qui donner sur une salle vide. Je m'y précipitais et j'observai pendant quelques secondes la pièce d'un calme profond.
D'après mes réflexions, ça devait probablement être la salle de langues. Enfin, n'importe quelle salle de cours allait me convenir de toute façon. Les bureaux parfaitement alignés, un magnétoscope, une télé... ce décor beaucoup trop parfait commençait à me révulser. Alors je traversai la salle d'un pas ferme et je m'assis dans le coin, là où personne ne pouvait me trouver. Et je fis une chose que je n'avais pas faite depuis bien longtemps...
J'allumai une cigarette. La bouffée de nicotine me fit un bien extrême et ce fut un geste très libérateur. Pourtant, je n'avais pas touché à ce paquet depuis exactement 7 mois. Je ne pouvais plus fumé, je m'étais promis de ne pas recommencer, mais le fait est qu'Alexandre Larson est là, et je ne peux plus me contrôler. Il fallait que je fume. Il fallait que je me détende. Il fallait que je passe à autre chose. En fumant. (Oui je sais, ce n'est peut être pas la meilleure des solutions mais on fait avec ce qu'on peut...)
Puis j'entendis un bruit. Poussé par la panique, j'écrasai ma « clope » et je me recroquevillai sur moi-même. Mais finalement, personne n'entra dans la pièce et je contemplai mon mégot avec un mélange de rage et d'amusement. C'était ma dernière cigarette, le paquet est vide. Au moins, un petit point positif, je ne pouvais pas recommencer.
Jetant un vif coup d'½il à ma vieille montre en cuir noir, je pus constater que je devais aller à mon prochain cours, celui d'anglais. Je n'allais pas m'ennuyer, l'anglais était une de mes langues préférées. Ayant les jambes lourdes et crispées, je m'assis lentement, car une soudaine douleur m'avait pris au niveau de mon visage. Un vieux flash back apparut au même instant...
« Mademoiselle, avez-vous mal ? dit une voix qui semblait être à des kilomètres lumières de moi.
Essayant de reprendre mes esprits, j'ouvris mes yeux mais je les refermai rapidement. Une lumière blanche m'avait ébloui et je ne pouvais plus bouger, car je sentais qu'une douleur me paralysait complètement. Je n'avais aucun souvenir de ce qui s'était passé ultérieurement. Je commençais à m'agiter quand j'entendis une autre voix, plus forte et plus masculine à ma droite.
-Mademoiselle, je suis le docteur Nickerson. Vous êtes à l'hôpital et nous devons pratiqués sur vous une haute et importante opération de chirurgie.
De chirurgie ? Non mais il raconte quoi ce con ? Pensais-je, pratiquant tout les efforts du monde pour essayer d'ouvrir mes yeux Et quelques secondes plus tard, j'y arrivai et je constatai que je me trouvais dans un couloir d'hôpital, avec deux personnes en blouse blanche au dessus de moi qui me lançait un regard grave. Une vision d'horreur pour moi ... Car je savais que tout était fini. Qu'il avait gagné.
Je fermai immédiatement mes yeux et je m'endormis. »
Prise d'une violente panique, j'ouvris rapidement mes yeux et je regardai autour de moi, comme si la main de mon ancien chirurgien s'apprêtait à revenir se poser sur mon épaule blessée. Et oui, mes vieux souvenirs remontaient à la surface plus souvent que la normal en ce moment. Peut être parce que je venais de revoir celui qui m'avait fait changer totalement mon apparence. Celui qui m'avait obligé à me faire opérer. Mes vielles douleurs fantômes revenaient me tirailler... A mon plus grand désaccord.
« Bonjour, mademoiselle dit une voix qui m'arracha de mes étranges pensées. Vous voila enfin, je vous cherchais. »
Relevant mes yeux en direction de la personne qui m'avait parlé, je me levai immédiatement car je venais de reconnaitre la directrice du lycée, grâce à une photo que m'avais montré ma tante la veille.
« Oh euh bonjour Madame bégayais je, ne sachant comme réagir. Je suis désolé, je...
-Le professeur Larson vient de m'informer votre manque d'entrain pour sa matière, les mathématiques. Vous pensez sincèrement que manquer un cours dès votre premier jour ici va vous apporter les bonnes grâces du lycée Chapman ? »
Hum. Cette stupide femme au brushing, aux lèvres et au maquillage beaucoup trop parfait commençait à sérieusement me taper sur les nerfs. Je la snobai du regard mais sans aucune hésitation, je passai à côté d'elle et je poussai violement la porte, ne voulant pas assister non plus à ce cours d'anglais qui ne s'annoncer pas si amusant que je l'avais souhaité. Dernière solution : Retourner à la maison ou alors allez directement en salle de retenue. Soupirant profondément, je fis rapidement mon choix et je trainai des pieds pour passer le reste de la journée enfermé, à copier de stupides cours de français, histoire et j'en passe pas des meilleures. Enfin dans mon esprit, ce que je faisais était toujours mieux que de supporter Alexandre...
Mais plus vite que je ne le pensais, l'horloge m'indiqua 5 heures. Je rassemblai mes affaires et je partis vers la maison, les larmes aux yeux car j'avais croisé le professeur Larson qui m'avait adressé un sourire particulièrement machiavélique.
____________________________________________________________________________________________
Hello mes lecteurs, je suis de retour !
Oui, comme vous avez pus le constater, j'ai pris un retard énorme car j'été partis en vacances et je n'avais plus accés à Internet ! Donc me revoila ! =D
En parlant de vacances je vous souhaite tous bah de bonnes vacances =). Profitez bien du soleil et des glaces au chocolat ! (Tiens en parlant de bouffe, faut que je fasse attention à ma ligne ! Enfin passons.
Si vous avez bien remarqué, je me suis inscrite à deux répertoires de ficitons, les deux liens se trouvent au primer article. Cela sera très gentil à vous d'aller faire un tour et de me noter ! Voila Bisous !
Ensuite si vous ne l'avez pas encore fait, vous pouvez m'ajouter en favoris =). Enfin seulement si vous le voulez hein.!
Mais maintenant parlons de la ficiton :
Alors j'espère que le chapitre vous a plus. Peut être que la tournure des évènements vous semble étrange mais c'est comme ça. Vous voyez que le mistère plane même si on se doute de petites choses. Des personnes m'ont reprochés cela, mais vous allez voir que la vérité est bien plus noir qu'on ne le crois.
On m'a également reproché le physique parfait de Mia : C'est prévu aussi donc ce n'est pas un stéréotype, c'est voulu. Vous allez comprendre après.
Si vous avez des idées, des critiques, des avis, ou même des notes sur 10 n'hésitez surtout pas ! :d
Voila Bisous Bisous et à la prochaine !
Signé le Docteur C.